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La Convention CEE-ONU sur l'eau fête ses 20 ans et se prépare à faire face à de nouveaux défis

publié: 04 septembre 2012

La Convention sur la protection et l'utilisation des cours d'eau transfrontières et des lacs internationaux (Convention sur l'eau) a été signée en 1992 à Helsinki. Pour marquer cet anniversaire, le Gouvernement de la Finlande a organisé une réunion les 3 et 4 Septembre 2012. Lors de cette réunion de deux jours, les participants ont débattu des réalisations des 20 dernières années ainsi que des perspectives de la Convention, dans le contexte de sa mondialisation à venir avec la prochaine entrée en vigueur d'un amendement autorisant l'adhésion des Membres des Nations Unies ne faisant pas partie de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Europe (CEE-ONU).

Au cours des 20 dernières années, le monde et la région pan-européenne ont connu de profondes transformations politiques, économiques et sociales. La population mondiale a augmenté d’un milliard et demi de personnes et, non seulement nous sommes plus nombreux, mais nous consommons également toujours davantage : face aux demandes d'une population croissante aux niveaux de richesse et de consommation grandissants,  les prélèvements d'eau mondiaux ont triplé au cours des 50 dernières années. Ces tendances ne feront que s'accélérer. La population mondiale devrait atteindre 8,3 milliards en 2030, et 9,1 milliards en 2050. À moins qu’il n’y ait des changements significatifs dans nos modes de production et de consommation, il faudra que la production agricole augmente d'environ 70% d’ici à 2050, et qu’environ 50% d'énergie primaire supplémentaire soit disponible d’ici à 2035. De telles augmentations auront de profondes implications pour les ressources en eau.

Dans un tel monde complexe, avec la menace de conflits éventuels entre les utilisateurs d’eau, la Convention est plus pertinente que jamais, comme cela fut souligné lors de la réunion. Elle fournit un cadre utile aux échanges d’expériences pour faire face aux déséquilibres grandissants entre l'offre et la demande en eau, à la dégradation de la qualité de l'eau et des écosystèmes, aux impacts du changement climatique ainsi qu’aux liens entre l'eau, la nourriture et l'énergie dans les bassins transfrontaliers. Les participants ont mis en avant, en tant que facteur clé pour le succès, le fait que la Convention était non seulement capable d'adapter son travail pour répondre à de nouveaux défis, mais qu’elle assurait dans le même temps la continuité des efforts. Cela est nécessaire pour la coopération transfrontalière concernant l’eau, qui constitue généralement un processus à long terme.

« L'avenir de la Convention sera défini par sa mondialisation et l'ouverture aux pays extérieurs à la région de la CEE-ONU », a affirmé le Secrétaire exécutif de la CEE-ONU Sven Alkalaj, notant que « l'approche vis-à-vis des pays hors CEE-ONU devrait être compatible avec la manière dont la Convention et ses Etats Parties se sont comportés jusqu'à présent envers les Etats non Parties appartenant à la région de la CEE-ONU. Cela a été une approche inclusive et constructive, impliquant dans le travail les Etats non Parties presque autant que les Etats Parties».

Un autre aspect important pour l'avenir sera la relation avec la Convention de 1997 des Nations Unies sur le droit relatif aux utilisations des cours d'eau internationaux à des fins autres que la navigation, qui devrait entrer en vigueur en 2013 ou 2104. Les conséquences de l'entrée en vigueur de cette Convention en termes de mise en œuvre et de structure intergouvernementale sont à voir, et les résultats ne peuvent pas être anticipés. Dans le même temps, les participants à la réunion ont souligné qu'il était essentiel que les futurs scénarios tirent parti des synergies, et évitent les doublons et le gaspillage des ressources.

Cet événement commémoratif de deux jours a confirmé le fort soutien des Etats Parties à la Convention et leur engagement pour s'assurer qu'elle relèvera les défis à venir. En particulier, la Finlande a réaffirmé son appui ferme à la Convention et à la coopération transfrontière dans le domaine de l'eau, non seulement à travers l'organisation de l'événement, mais aussi lors des réunions bilatérales qui se sont tenues entre M. Alkalaj et Mme Anne Sipiläinen, Sous-Secrétaire d'Etat pour l’Aide au développement et les Politiques de Développement, M. Ville Niinistö, Ministre de l'Environnement et M. Jari Koskinen, Ministre de l'Agriculture et des Forêts.

Pour de plus amples informations veuillez visiter : http://www.unece.org/env/water/
ou contacter Mme Francesca Bernardini
Secrétariat de la Convention
Téléphone: +41 (0)22 917 2463
E-mail: francesca.bernardini@unece.org


Note aux rédactions

L’objectif principal de la Convention sur l'eau de la CEE-ONU est de renforcer les mesures aux niveaux local, national et transfrontalier pour protéger et assurer la quantité, la qualité et l’utilisation durable des ressources transfrontalières en eau – aussi bien les eaux de surface que les eaux souterraines. La Convention adopte une approche holistique, basée sur le postulat que les ressources en eau jouent un rôle essentiel dans les écosystèmes ainsi que dans les sociétés humaines et dans les économies.

La Convention oblige les pays à s'acquitter de certaines obligations, allant de l'observation des principes généraux à la mise en œuvre d’actions concrètes. La Convention demande aux Parties riveraines (les Parties riveraines des mêmes eaux transfrontalières) de signer des accords bilatéraux ou multilatéraux et de créer des institutions - organes communs tels que les commissions des fleuves et des lacs - pour répondre à ces responsabilités. Les autres obligations spécifiques comprennent l'établissement et la mise en œuvre de programmes communs de surveillance de l'état des eaux transfrontalières et, à intervalles réguliers, de procéder à des évaluations communes ou coordonnées de l'état des eaux transfrontalières et de l'efficacité des mesures prises pour prévenir, maîtriser et réduire les impacts transfrontaliers .

À l'heure actuelle, les Parties à la Convention sur l'eau de la CEE-ONU sont l'Albanie, l’Allemagne, l’Autriche, l’Azerbaïdjan, la Belgique, la Biélorussie, la Bosnie-Herzégovine, la Bulgarie, la Croatie, le Danemark, l’Espagne, l’Estonie, la Fédération de Russie, la Finlande, la France, la Grèce, la Hongrie, l’Italie, le Kazakhstan , la Lettonie, le Liechtenstein, la Lituanie, le Luxembourg, la Norvège, l’Ouzbékistan, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la République de Moldavie, la République tchèque, la Roumanie, la Serbie, la Slovaquie, la Slovénie, la Suède, la Suisse, l’Ukraine et l'Union européenne. Le Turkménistan deviendra le trente-neuvième Etat Partie à la Convention le 27 Novembre 2012.

La Convention a été amendée en 2003 pour permettre l’adhésion des pays hors de la CEE-ONU, ce qui a ainsi rendu la Convention et son cadre intergouvernemental accessibles à toutes les régions du monde. Avec la probable entrée en vigueur de l’amendement ultérieurement en 2012, la Convention devrait être grandement renforcée par son expansion, par le partage d’expériences et par la promotion de la coopération transfrontière dans le domaine de l’eau à l’échelle mondiale.


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