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« Jamais encore l’industrie européenne n’avait commandé autant de robots industriels. Ce phénomène tendrait à démontrer une accélération de l’automatisation dans ce secteur » déclare Jan Karlsson de la Commission économique des Nations Unies pour l’Europe (CEE-ONU), qui publie régulièrement une étude sur le marché des robots en collaboration avec la Fédération internationale de robotique (IFR). En 2000, les commandes de robots industriels en Europe étaient de 25 % supérieures à celles de 1999 (voir figure 1). D’après les données pour le quatrième trimestre de l’an 2000, qui indiquent une augmentation de 24 % de ces commandes, il semble que dans ce domaine, il n’y ait aucun ralentissement des investissements en vue en Europe. Dans cette région, les chiffres sont d’autant plus impressionnants qu’en 1998, la croissance était de 31 % et de 12 % en 1999.
Hausse des commandes mondiales de 15 %
Au niveau mondial, les commandes de robots ont augmenté de 15 % en 2000 par rapport à l’année précédente, en léger retrait comparé aux 20 % d’augmentation enregistrés entre 1998 et 1999. Cette augmentation est due essentiellement à un accroissement de 25 % en Europe et de 32 % en Asie.
Après un net accroissement des commandes de 60 % entre 1998 et 1999, il était prévisible que le rythme des commandes ralentisse en Amérique du Nord. Par contre, une diminution de 27 % telle qu’elle a été enregistrée en 2000 est un signe évident du ralentissement de l’économie américaine.
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Sources : Commission économique des Nations Unies pour l’Europe (ONU-CEE) et Fédération internationale de robotique (IFR).
Les industries non automobiles investissent de plus en plus dans les robots
En temps normal, c’est l’industrie automobile qui est en tête du processus de robotisation. Tel a été le cas en 1999. En 2000, par contre, le phénomène a été inverse. Ce sont les industries non automobiles qui ont fortement augmenté leurs commandes de près de 40 % alors que le secteur de l’assemblage automobile n’a augmenté ses commandes que de 3 % et celui des composants de 9 %.
En Asie et en Europe, les industrie non automobiles ont augmenté leurs commandes de respectivement 56 % et 41 %. En Amérique du Nord, une croissance modeste de 5 % a été enregistrée pour les industries non automobiles alors que les commandes dans le secteur de l’automobile diminuaient fortement.
La croissance de la robotisation favorisée par la baisse des prix des robots…
Cette explosion des investissements dans le domaine des robots a plusieurs explications. La raison principale est la diminution brutale du coût des robots en comparaison de celui de la main-d’oeuvre. Les prix des robots ont diminué en moyenne de 44 % entre 1990 et 2000 (voir figure 2). Dans le même temps, les robots actuels ont des performances de très loin supérieures à celles des robots de 1990 et ceci, que ce soit dans leurs possibilités d’adaptation, de vitesse, de précision et surtout en matière de capacité informatique.
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Sources : Commission économique des Nations Unies pour l’Europe (ONU-CEE) et Fédération internationale de robotique (IFR).
C’est pourquoi un indice des prix qui tient compte de la qualité des services rendus par les robots montre une réduction encore bien plus importante des prix. On a pu ainsi estimer qu’à performances égales, le robot vendu en l’an 2000 coûte en moyenne moins du tiers de son prix de 1990.
… et la hausse des coûts de la main-d’oeuvre…
Parallèlement au fait que les prix des robots ont diminué et que la qualité de leurs services s’est améliorée, le coût de la main-d’oeuvre a durant cette période sans cesse augmenté. Aux Etats-Unis par exemple, la rémunération de la main-d’oeuvre dans les entreprises a augmenté de 43 % durant la période 1990-2000 (voir figure 3). Dans le même temps, le prix des robots dans ce même pays a diminué de 60 %, ceci sans même tenir compte des améliorations de performance et de qualité. Si la performance elle seule était prise en compte, le coût des robots serait tombé de 80 % montrant ainsi que les robots ont eu la même évolution du rapport prix/performance que les ordinateurs personnels. Chaque année qui passe donne un avantage très net en termes de coût/efficacité à l’emploi des robots par rapport aux méthodes plus traditionnelles de production.
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Sources : Commission économique des Nations Unies pour l’Europe (ONU-CEE) et Fédération internationale de robotique (IFR).
« La chute rapide des prix relatifs des robots accompagnée de la diminution de l’offre de main-d’œuvre, en particulier dans le secteur manufacturier, devrait dans les années à venir générer une croissance très forte des investissements dans le domaine des robots », déclare Mike Wilson, Président de l’IFR. « Nous venons d’assister à la première phase du processus de robotisation qui a eu lieu essentiellement dans le secteur de l’automobile. L’industrie alimentaire, les autres secteurs manufacturiers ainsi que les secteurs non manufacturiers, comme le démontrent les chiffres pour 2000, sont en train de fortement s’engager dans un processus de robotisation » conclut Jan Karlsson de la CEE-ONU.
Pour des renseignements complémentaires sur l’étude de la CEE/IFR, veuillez contacter :
M. Jan Karlsson
Division de statistique
Commission économique des Nations Unies pour l’Europe
(CEE-ONU)
Palais des Nations
CH – 1211 Genève 10
Suisse
Tél. : +(4122) 917 32 85
Fax :+(4122) 917 00 40
Mél : jan.karlsson@unece.org
Fédération internationale de robotique (IFR)
Boîte 5510
S – 11485 Stockholm
Suède
Tél. : +(46 8) 7820843
Fax :+(46 8) 6603378
Mél : ifr@vi.se
M. Mike Wilson
Président de l’IFR
Meta Vision Systems Ltd.
Oakfield House
Oakfield Industrial Estate
Eynsham, Oxfordshire OX8 1TH
Royaume-Uni
Tél. : +(44 1865) 887 900
Fax : +(44 1865) 887 901
Mél : mike.wilson@meta-mvs.co.uk
United Nations Economic Commission for Europe
Information Unit
Palais des Nations,
CH-1211 Geneva 10, Switzerland
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