RESPIRER

Réduire la pollution atmosphérique pour sauver des vies et protéger l’environnement

Saviez-vous que l’air que vous respirez contient des polluants ? Bien que vous ne les voyiez pas, vous les inhalez chaque jour et ils peuvent nuire à votre santé, ainsi qu’à l’environnement.

Les polluants ne connaissent pas de frontières et peuvent affecter des régions situées à des milliers de kilomètres de leur point d'émission. C’est ce que les scientifiques ont remarqué, dans les années 1970, quand ils ont étudié les causes des  «pluies acides» qui détruisaient les forêts, causant la perte de poissons dans les lacs et menaçant des écosystèmes entiers dans l'hémisphère Nord.

Afin de résoudre ce problème, 32 pays de la région pan-européenne ont décidé de coopérer pour réduire la pollution de l'air en acceptant de réduire leurs émissions dans l'atmosphère. En 1979, ils ont ainsi signé la Convention sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance, créant le premier traité international pour faire face à la pollution de l'air à large échelle régionale. Au fil des ans, le nombre de substances couvertes par la Convention et ses protocoles a été progressivement étendu, notamment à l'ozone troposphérique, aux polluants organiques persistants, aux métaux lourds et aux particules fines.

Le résultat de cet effort collectif a été spectaculaire: les émissions d'une série de substances nocives ont été réduites de 40 à 80% depuis 1990 en Europe.

Malgré ce succès, beaucoup reste à faire. En Europe de l’Est et du Sud-Est, dans le Caucase et en Asie centrale, les pays ont besoin d'assistance technique afin d’adhérer à la Convention et de mettre en œuvre ses protocoles les plus récents. La CEE-ONU renouvelle donc d’efforts pour les aider.

En Europe occidentale, comme l’ont montré de récents épisodes de pics de pollution dans les grandes villes comme Paris, Londres ou Madrid, de trop nombreux pays ne se conforment toujours pas aux plafonds d'émission pour certains polluants et de nouvelles réductions des émissions sont nécessaires surtout pour les particules fines, les oxydes d’azote et l'ammoniac.

Continuer à lutter contre la pollution de l'air est essentiel car elle a un impact direct sur notre santé comme cela a été démontré par de récentes recherches. En 2012, environ 7 millions de personnes sont mortes dans le monde à la suite d'exposition à la pollution de l'air, selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et environ 600 000 personnes sont mortes dans la région européenne uniquement. Ces statistiques montrent que la pollution atmosphérique est plus mortelle que le paludisme, la tuberculose et le sida réunis, et elle est de loin le plus grand risque pour la santé de l'environnement et une cause de décès par cancer dans le monde.

Afin de progresser davantage la CEE-ONU facilite de plus en plus une approche globale de la pollution de l'air car beaucoup de différents secteurs contribuent aux émissions de polluants atmosphériques, y compris le transport, l'industrie, le secteur résidentiel et l'agriculture.

L'importance croissante de la nécessité de poursuivre les actions contre la pollution atmosphérique est illustrée par le fait que l'amélioration de la qualité de l'air sera l'un des deux thèmes abordés par les Ministres de l'environnement de toute la région, lors de leur prochaine Conférence ministérielle en Géorgie en 2016.

Et n’oubliez pas que vous pouvez également participer au combat contre la pollution atmosphérique. Lorsque vous utilisez les transports en commun ou le covoiturage ; lorsque vous choisissez des modes de transport durables, comme la marche ou le vélo; ou lorsque vous équipez votre cheminée ou chauffage à bois avec des filtres appropriés, vous contribuez à une meilleure qualité de l'air !