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L’envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la sécurité routière et la CEE-ONU appellent les gouvernements et l'industrie automobile à mettre en œuvre les instruments juridiques relatifs à la sécurité routière de l’ONU

publié: 10 février 2016

L’envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la sécurité routière, Jean Todt, et le Secrétaire exécutif de la CEE-ONU, Christian Friis Bach, appellent les gouvernements et l'industrie automobile à mettre en œuvre les instruments juridiques relatifs à la sécurité routière prévus par les Nations Unies. Cet appel a été lancé aujourd'hui lors d'une réunion avec la presse à Genève.

Chaque année, 1,25 millions de personnes meurent à travers le monde à la suite d'accidents de la route et 20 à 50 millions sont blessées. Il s’agit de la première cause de décès chez les jeunes âgés de 15 à 29 ans et ces accidents tuent 500 enfants chaque jour.

Aujourd'hui, 90 % de ces décès surviennent dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire, alors qu’ils ne représentent que 54 % des véhicules dans le monde. Les usagers vulnérables de la route (par exemple les piétons, les cyclistes et les usagers de deux roues motorisées et leurs passagers) représentent 50 % des décès. L'Afrique a le taux de mortalité le plus élevé, avec 26,6 victimes pour 100.000 habitants (contre 9,3 en Europe), et représente 43 % des victimes de la circulation routière.

Dans les objectifs de développement durable récemment adoptés la communauté internationale s’est engagée à réduire ces décès de moitié d'ici à 2020. Cela va demander un accroissement significatif des efforts de la part de toutes les parties prenantes dans tous les pays.

Au cours de ces dernières décennies, sous les auspices de la CEE-ONU, l'Organisation des Nations Unies a élaboré de nombreuses conventions qui régissent la plupart des aspects de la sécurité routière. Ces instruments juridiques opérationnels sont à la disposition des pays pour les aider à construire des véhicules et des routes plus sûrs, avec des règles de la circulation et des panneaux de signalisation appropriés.

Des stratégies nationales pour la sécurité routière contenant des objectifs chiffrés ont également fait leurs preuves dans de nombreux pays à travers le monde, associées à des  campagnes d'information permettant de mobiliser la société civile et au renforcement des actions d'application des règles sur le terrain.

Jean Todt et Christian Friis Bach ont déclaré : "Nous exhortons tous les États membres de l'ONU à prendre leurs responsabilités et à ratifier et à appliquer pleinement les instruments juridiques relatifs à la sécurité routière des Nations Unies. Nous demandons également à l'industrie automobile dans son ensemble de garantir que les normes de sécurité bien établies soient appliquées à tous les véhicules vendus dans les pays en développement. Nous sommes prêts, avec nos partenaires de la communauté de la sécurité routière, à aider les pays à adhérer et à mettre en œuvre ces accords. Nous devons travailler ensemble pour être à la hauteur de la promesse faite par la communauté internationale de sauver des millions de vies d'ici à 2020. "

Note aux rédactions

La CEE-ONU est le dépositaire de 58 conventions et accords des Nations Unies dans le domaine des transports routiers, abordant la plupart des aspects de la sécurité routière (véhicules et construction de routes, signalisation routière et panneaux de signalisation etc.). Ceux-ci contiennent des dispositions aidant les pays à mettre en œuvre la législation relative aux principales causes d'accidents :

  • Infrastructures routières plus sûres.
  • Limitations de vitesse.
  • Casques de motos : porter correctement un casque de moto peut réduire le risque de décès de près de 40 % et le risque de blessures graves de plus de 70 %. Une législation adaptée peut faire passer le taux d’utilisation du casque à plus de 90 %.
  • Tous les dispositifs de sécurité dans les véhicules, notamment :
  • Les ceintures de sécurité : l'utilisation de la ceinture de sécurité réduit le risque de blessures mortelles de 40-50 % sur les sièges avant et entre 25-75 % sur les sièges arrière. Pourtant, dans plus de 80 pays dans le monde le port de la ceinture de sécurité n’est pas encore obligatoire sur les sièges avant et arrière.
  • Les systèmes de retenue pour enfants : l'utilisation de sièges pour enfants réduit le taux de mortalité de 50 à 80 %. Seuls 53 pays ont une législation en ce sens.

L'alcool au volant – Pas directement visé par un accord international – mais l'expérience montre que des lois fondées sur une limite de concentration d'alcool dans le sang de moins de 0,05 g/dl pour la population générale, et 0,02 g/dl pour les jeunes conducteurs réduit considérablement les accidents. Seuls 34 pays ont une législation en ce sens.

Depuis 2011, 28 adhésions aux Conventions de l'ONU sur la sécurité routière ont été enregistrées, par des pays tels que l'Albanie, l'Azerbaïdjan, la Biélorussie, l'Egypte, la Géorgie, l'Islande, le Kazakhstan, la Moldavie, le Nigeria, le Qatar, la Slovénie, le Tadjikistan, la Turquie et le Viêt-Nam.


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